En faisant ma messagerie, tout à à l' heure je découvrai ça:

J'ai eu les coordonnées de votre blog par ma mère. Je ne sais comment elle-même se les ai procurées mais toujours est-il que votre maladie étant aussi la sienne, votre maladie lui est d'autant plus proche. Le mielome - est-ce la bonne orthographe ? - qui ronge maman s'est déclaré depuis un certain nombre d'années. L'évolution de son mal est d'autant plus lent qu'elle est désormais âgée de plus de 80 ans. Il n'empêche.. A lire votre souffrance, je ne peux qu'imaginer la sienne. Je voudrais vous aider comme sûrement tous ceux qui vous accompagnent dans cette galère. Peux-être me contrediriez-vous en soulignant que vous êtes très seul à souffrir.. En fait, je souhaite seulement que votre état s'améliore et que surtout, quoi qu'il arrive, vous ne doutiez pas de l'importance de votre témoignage.
A l'instar de vos jolies photographies du vignoble, continuez de nous parler avec le coeur. Je ne sais quel accueil vous ferez à cela mais je prierai pour vous, sans forfanterie ni tralala, parce que je crois à la communauté de l'esprit et à la force qu'on tire de ne pas se savoir seul.
Courage Pascal, des gens vous lisent et vous entendent...
Un "autre" Pascal

Voilà ma réponse:

Votre message me touche, merci.

Mais comme votre mère je suis à un stade où on a à la fois envie de parler et dire sauvez moi, et ne rien dire pour ne pas en rajouter aux malheurs de chacun. Vous êtes un "inconnu" et j'aurai envie de profiter de vous alors qu'il il y a 15 minutes j'étais plié en deux de douleurs n'osant pas montrer mes peurs et mes pleurs.A ce moment précis je n'ai qu'une envie , dire stop à cette souffrance gratuite, mais aussi tellement envie de vivre en répondant à la bouée que vous me lancez...Alors se raccroche à moi , tous mes visages ami(ies)qui me demandent de m'appuyer sur eux, me servir de leurs épaules, pour gagner quelques centimètres , mètres, secondes, minutes.

Je pense que je suis au bout du chemin, et qu'il faut que j'aille me réfugier à l'hopital, car je n'ai plus la force de lutter. Mourrir avec toute sa tête , c'est peut être la chose la plus épouvantable qu'il soit.
Savoir ce que vous laissez, tout ce que vous ne ferez plus, tout ce que vous ne verrez plus.

Il est trois heures et demi, je suis démuni, poignardé par les douleurs et bercé entre deux vérités: écrire froidement que c'est la fin, et me laisser glisser, et c 'est pas pas mon genre.Téléphoner dans 6 heures( vers 9 heures) pour qu'on me rentre à l'hosto pour me porter au maximum jusqu'à l'injection du médoc , me soulager mes douleurs, et m'accompagner pour espérer que le poma m'accompagne vers le haut avec ce pic de maladie qui me dirait: Pascal ça marche...

Allez, rendez vous dans cinq heures , le jour naissant et le petit dèj avalé m'auront peut être fait apaiser la douleur , ce qui devrait être le minimum garanti...