Mais jusqu à quand ?

Jusqu'à quand de ce ce corps en lambeau qui ne se porte plus. On pourrait croire à cette simple oppression thoracique , mais c'est hélas plus que ça.

C'est une langue gonflée brûlante, un squelette qui se tasse, se crispe, ne peut subir le moindre chaos (hoquet ,éternuement) qui le couperait en deux, me laissant ivre de douleurs. C'est une démarche à la robocop, des mouvements habituellement fluides, réalisés en morceaux de 10.

C'est plus aucune pause de confort salvatrice, m'allégeant la tête, et l'esprit, mais c'est aussi c'est la douce, trés douce impression de pouvoir me laisser dormir mais avec comme pire cauchemar de ne pouvoir me réveiller, étouffé par un risque de toux etc etc etc....

Dès demain je vais leur demander de me rentrer à l'hosto le temps qu'il commence mon traitement , car (et je ne psychote pas) j'ai vraiment l'impression d'être au bord du précipice.

Là dehors il fait super beau , ma place devrait être là , basket aux pieds, respirant à plein poumon l'iode proposé. Mais si aujourd'hui mes poumons peuvent absorber 5 cm3, ça doit être le bout du monde.

Je prends de plus en plus de médoc sans progrès , la saloperie est là, j'ai encore et cependant le moral, et je crois que je suis fait pour l'avoir " A VIE", mais faut se dépêcher, j'en ai ras le bol.  

Je sais que vous êtes là tous, ce mail de ce matin n(est pas une bouteille à la mer, ni , un "aidez moi"(quoique lol), c'est juste un dernier courrier avant de vous dire :

"Ça y est le médoc est en moi , une autre aventure commence peut être."

Alors à bientôt, je suis pressé, de vous voir, revoir, je suis pressé d'être de nouveau debout , vivant , en reconstruction...

Je vous embrasse....