Oui hier! Hier, comme lundi, hier comme début de semaine, hier comme après dimanche, hier comme avant mardi.

Une journée ordinaire, pour un mec qualifié de pas ordinaire, dans une semaine ordinaire, semaine banale et affligeante, d'un mec qu'on a sorti de la vie, d'un mec qui lutte sans âme, contre un état qu'on pourrait juger de catastrophique, alors que lui, et c'est peut être ce qui le sauve, ne se rend pas compte, que là, juste derrière son dos, la marche est haute.

Comment elle est la journée ordinaire du pas ordinaire ?  C'est ça la question?

Et bien elle a commencé à une heure du matin réveillé par des douleurs osseuses, alors que l'après midi du dimanche lui avait laissé imaginer, voire rêver (oui , les douleurs semblaient s' estomper), que la maladie l'aurait un peu lâché, lui ouvrant la porte, d'une vie normale remplie de futurs projets, travail, rencontres, et visites sans entrave d'amis(es) qu'il n'avait pas vu depuis longtemps et de s'autoriser une tournée des grands ducs.

Un petit shooting morphinique( vers 1H30) juste histoire de pas perdre la main, un retour vers la case chambre pour un "coucher assis" qui lui empêchera d'utiliser au réveil un palant ou un treuil. Là il trouvera juste le temps d'oublier d'appeler sa filotte Rémoise et son fils pour ses débuts en 6 ème, exceptionnellement endormi vers 6 du mat'...

Un petit dèj englouti, tout en parcourant les potins de la nuit (facebook, mail, message, météo, etc).

Un message plus sympa que les autres, lui aura remis, l'amabilité en face des trous, et permis de penser que dans quelques minutes lorsqu'il sortira , il ne marchera pas seul.

Entre temps, quelques news:

L'article dans l'union de Reims c'est aujourd'hui, aura le temps de s'énerver avec son ex qui fera la gueule car dans l'article la journaliste a eu le malheur de dire que j'avais contribué à la renommée de la boutique Fossati en l'oubliant, et qui aura juste oublié de façon explicite  pourquoi Papa était dans le journal...Elle ne mesurera pas non plus que ce papier aura été lu par moultes personnes qui auront aussi sur le net apporté quelques témoignages sympathiques, attestant que parfois, 'humanité n'est pas là où on l'attend.

Un appel d'une journaliste d'un autre journal pour un rendez vous téléphonique ce matin.

Confirmation qu'une jolie télé est en cours.

La réception d'un nouveau courrier chargé d'optimisme de l'Élysée, et de la prise en charge de mon dossier.

Un appel au CHD de la Roche sur Yon, pour savoir si ils allaient me mettre une autre chimio pour ponctuellement baisser la maladie, donc les douleurs, car je ne serai pas contre une petite pause.

Un joli petit mot sur face en messagerie d'un député de la Marne me proposant d'appuyer mon dossier auprés du ministère de la santé.

Un appel accompagné d'une adresse et d'un phone personnel me permettant peut être demain, d'avoir un "mécène" pour la fabrication du livre et du tee shirt (je vous en parlerai).

Ensuite départ pour une marche de deux heures avec mon fils, il est 10H30 et il fait très beau; pour une engueulade dix minutes plus tard sur ses choix professionnels a venir....C'est donc seul que je poursuis ma route bleutée et iodée en bord de mer, en appréciant au maximum, le paysage et le temps qui m' est offert.

Nouvel appel ressourçant en milieu de parcours, me laissant a penser que je ne suis pas si seul que ça, et que si j'en fait le choix...la vie est là simple et tranquille....

Retour "at home", pour lire l'article de l'Union et avoir la confirmation que c'est plutôt du bon boulot, clair, explicite.

La douleur, les douleurs?

Baahhh, toujours là pas loin, mais je marche encore sans trop de difficulté, même si je ressens que ces douleurs vont bien finir par venir m'attaquer le dos, et là c 'est pas glop! 

13H, on passe à table, j'ai envie de boire (lol), alors j'ouvre pour soeurette et la Reine mère, un grand Quincy très aromatique, juste encore assez jeune mais suffisamment vieux pour la juste touche d'acidité, laissant place à la touche grasse de ce vin.

Hummmmm, trés bon!

Aprés midi consacré au rattrapage des corrections du book, mais putain que c'est long. Dentiste sur le coup de 18 heures, juste le temps de traverser les Sables et m'apercevoir que la saison était terminée et que l'hibernation de la ville avait commencée.

Le soir pas de téloche, j'ai pas envie de faire une déprime en plus, mais un rendez vous téléphonique pour un futur rendez vous sympa, dont je ne vous parlerai pas, bah oui les jardins secrets ça existe encore.