Oui, je vous repasse des "vieillieuseries" , comme les vieux films ou les vieilles séries à la télémoche...

Et puis je sais qu'il y a de nouvelles lectrices, lecteurs, alors  j'ai une excuse.

Donc un post que j'avais fait en 2007 pendant une pulsion d'achat...

Le titre canadien:

Y go to the Basket....

Vous me connaissez, en tant que malade, ex sportif, scribouillard humoriste, épicier italien, macho, photographe, mais je suis d'abord un client et j'aimerai être traité en tant que tel! Je m'en vais vous conter mon périple pour un achat, somme toute trés commun, celui d'une paire de basket.

Le contexte:

J'ai donc repris l'entrainement pour faire le semi marathon de Reims, vous savez que je fais un peu plus du quintal, que je chausse en basket du 46/47, que j'ai 48 ans (donc je pense déjà comme un vieux con), et que mon obsession professionnelle, est le soucis du meilleur pour celui qui nous fait vivre: le client.

C'est parti!

Lundi aprés midi 15h, Les Sables d'Olonne magasin SUPER SPORT, nous sommes deux avec mon beauf de pompier, précision importante, car lorsqu'on est un vendeur pas trop con, deux mecs qui se dirigent directement  vers un rayon, un lundi, dans un magasin, laissent a penser qu'éventuellement ils sont acheteurs...Mais déjà là, je mesure que j'en demande trop vu que je m'adresse à la partie de cerveau irriguée chez un vendeur.

Nous nous retrouvons face au rayon chaussures de sport en ayant croisé du personnel qui ne dit pas bonjour...Bah oui, ils remplissent, ils peuvent pas tout faire....Face au rayon, les modéles sont en présentation et le stock dessous. Le seul hic c'est qu'il n'y a aucune info sur les produits. Nous faisons le pied de grue pendant dix bonnes minutes: personne! C'est lundi il doit y avoir trop de monde.De plus un vendeur aujourd'hui faut aller le chercher....Moi j'ai pas envie! Je veux qu'on me vende et j'ai 100 à 150 euros à dépenser.

Je décide de partir avec comme conclusion, qu'une sociétè qui ne fait pas le choix de mettre de vendeur, se doit au moins " d' hyper merchendiser" le produit, avec des infos, qui elles, ont le talent d'être vendeuses.

Il y a quelques années j'avais été "chassé" (par un groupe consultant RH) pour être directeur France de cette entreprise (du groupe Leduff), et malgré l' aval du consultant RH, le pdg ne m'avait pas embauché. Hasard ? Je sais pas, mais ce jour là je lui avais déjà évoqué que son concept souffrait d'une dimension marketing plus pointue....(il y a douze ans).

Direction magasin TWINNER, 15H35, là ça va aller vite, service zéro, bonjour zéro, rayon et choix produit zéro, il y a que du textile type casual sport ou friday look , pour les habitués du corporate....ça commence déjà a me gaver.....

15H45:Arrivée INTER SPORT à côté de l'hyper casino route de Talmont:

Pas de bonjour à l'accueil, arrivée devant le rayon avec choix correct, et oh miracle, nous apercevons du personnel type humanoide entrain de servir des clients (super)....Nous nous posons devant le rayon, prenons les produits en mains  et commençons à attendre dans un  premier temps, le regard d'un vendeur qui nous laisserait croire qu'il nous a vu.....

Cinq minutes, dix minutes, au loin deux pétasses plient et replient des maillots surf wear tout en dissertant sur la dernière émission de kola honteux.....Nous imaginons deux secondes  qu'elles puissent nous demander ce que nous souhaitons et nous faire patienter avant l'arrivée du spécialiste. Mais non, ce n'est pas notre jour, je crois avec le recul, que mon physique passe partout de 193cm et 100 kilos me rend invisible........

Au début ça me gavait, là, je commence a me croire à surprise surprise dans le cadre d'un sketch sur le comment énerver le client. Je décide de partir au bout d'un quart d'heure en ayant cru que l'un des vendeurs nous laisse dans l'espoir d'un: "j'arrive tout de suite messieurs, ou, je suis à vous je vous ai vu, ce qui dans ce cas de figure te fait patienter dix minutes de plus....

Des charlots je vous dis!

Il est 16heures ce lundi et deux vieux cons de 50 balais ont cru au miracle du service!

Les basket seront en fait achetées à INTERSPORT de la Roche sur Yon ,trois jours plus tard où tous les ingrédients furent réunis.

Pour les connaisseurs du SONCAS du client, très vieille règle du commerce symbolisant les critères sur lesquels un vendeur doit agir: sympathie, orgueil, nouveauté, conseil, accueil, sécurité.

PUB: ils sont tous polis, il y a du choix, du service, de la compétence.

 Vive Intersport La Roche sur Yon aux Flâneries!