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Un dérivé de l'ecstasy efficace contre certains cancers ?

le 19 août 2011 à 17h17 , mis à jour le 19 août 2011 à 17h23

Des chercheurs de l'université anglaise de Birmingham ont découvert une forme modifiée de l'ecstasy 100 fois plus efficace pour détruire les cellules cancéreuses que la drogue elle-même.

 
 

ne application thérapeutique est espérée dans les années qui viennent. Des chercheurs de l'université anglaise de Birmingham ont découvert une forme modifiée de l'ecstasy 100 fois plus efficace pour détruire les cellules cancéreuses que la drogue elle-même. Les chercheurs sont partis de recherches menées il y a six ans, montrant que la moitié des cancers des cellules sanguines examinées en laboratoire réagissaient aux propriétés des psychotropes ayant pour effet de supprimer leur croissance. Les psychotropes, qui agissent principalement sur l'état du système nerveux central, comprennent aussi bien des dérivés d'amphétamines tels que l'ecstasy, des antidépresseurs comme le Prozac ou des substances amaigrissantes.

 

A l'époque, l'équipe de l'université de Birmingham avait souligné la  difficulté de traduire ces résultats initiaux en médicaments, car la dose  d'ecstasy nécessaire pour traiter une tumeur aurait été fatale pour le malade. Des travaux menés avec des collègues australiens (University of Western  Australia) ont permis d'identifier des formes beaucoup plus efficaces à moindre  dose. L'étude publiée en ligne vendredi dans "Investigational News Drugs" montre  que ces formes modifiées d'ecstasyétaient capables d'attaquer et de détruire les cellules cancéreuses avec une efficacité cent fois supérieure.

"Besoin de médicaments efficaces, avec peu d'effets secondaires"

Ces résultats préliminaires ouvrent la voie à des utilisations potentielles pour les traitements de cancers tels que les leucémies, lymphomes et myélomes. "Nous ne voulons pas donner de faux espoirs aux gens, mais les résultats de  notre recherche offrent un potentiel pour améliorer les traitements dans les  années qui viennent", a indiqué le professeur John Gordon, dans un communiqué  publié par l'université de Birmingham. L'équipe espère progresser vers des études pré-cliniques, précise le communiqué.

Le docteur David Grant, dont l'association Leukaemia and Lymphoma Research, a contribué au financement des travaux, estime qu'il s'agit d'"un pas significatif vers le développement d'un nouveau traitement potentiel". "Bien des types de lymphomes (cancers du système lymphatique) restent très difficiles à traiter et nous avons désespérément besoin de médicaments efficaces, avec peu d'effets secondaires", a-t-il observé. 

le 19 août 2011 à 17:17