Au delà de toutes les amitiés rencontrées, ce blog m’aura souvent permis de réviser mes classiques, de les redécouvrir et éventuellement de vous les faire découvrir.

Le lac de Lamartine ça vous parle? Je ne me souvenais pas de ce si beau texte.

Rassurez vous je ne vais pas vous envoyer la totale, mais si d’hasard les quelques extraits envoyés pouvaient vous toucher, n’hésitez pas à aller « googliser », pour vous en imprégner tout entier.

Et pourquoi, le Pascal, il fait dans le Lamartine ce soir, alors qu’on attend de lui un résumé de son dernier rendez vous avec sa vie à venir?

Bah .... Lisez déjà ça, et on en parle après :

«  Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! suspendez votre cours:

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

«  Mais je demande en vain quelques moments encore

Le temps m’échappe et fuit ;Je dis à cette nuit :

Sois plus lente ; et l’aurore

Va dissiper la nuit.

«  Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! « 
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé!

 

Bon , vous avez compris ? Non? Trop compliqué?

C’est de la poésie, vous avez pas compris ?

Une ellipse, une image subliminale, une pirouette!

Un truc pour ne pas dire :

Putain! Il ne me reste plus beaucoup de place pour passer.....

Ok, certains et taines ne me trouvent pas assez précis?

LA GREFFE N’A PAS MARCHÉ ET NE MARCHERA PAS SUR MOI !

Les histoires de globules blancs qu’on pourrait me rajouter, pour aider le greffon à s’installer et « taper » la maladie, faut oublier tout ça , c’est fini n i, n i !

J’ai, à ce jour, la forme la plus vicieuse de myélome, suis équipé d’un chromomachin 17 qui fait que certaines cellules sont indestructibles aux effets des chimios actuelles, et en ce moment, comme on est en flux tendu, il y a pas de stock à soigner....

Donc pour faire court, il va falloir s’accrocher à la rampe avec des cocktails adroits de choses qui ont déjà à moitié marchées sur moi, qui pourraient éventuellement endiguer, ralentir, voire faire baisser la maladie.

En gros comme disait le gars Jean de la Fontaine , « pour me faire tenir jusqu’à la saison nouvelle".

Attendre dans un certain « confort de vie » , c’ est comme le terme longue maladie pour ne pas dire cancer, c’est une formule pour finir propre sans avoir mal...Bon , j’exagère un peu, quoique!

J’ai aujourd’hui cependant deux points positifs, faut bien que je vois le verre à moitié plein aussi :

1 Ma dernière chimio. La lecture de la toute dernière prise de sang, indique un pic endigué. Les douleurs sont toujours là , et pourraient baisser avec le nouveau protocole (identique) en route dès demain.

2 Je fais et refais facilement, pour l'instant,  du sang (plaquettes et blancs) aprés mes chimios,  ce qui me donne la chance de pouvoir continuer a subir des charges chimiotiques préservant au loin ou "pas près" la maladie.

Donc si on résume :

Je continue un bombardement chimio le moins toxique possible mais suffisamment puissant pour baisser la maladie (et donc douleurs), et tenir à distance la bête, dans l'attente d'une nouvelle molécule "magique" testée aux états unis avec certaines réussites, mais refusée actuellement par le ministère de la santé, de plus en plus frileux et trouillard depuis l'affaire Servier.

En attendant, j'espère juste que mes douleurs vont s'estomper, me libérant ainsi de cette souffrance permanente depuis plus d'un mois, me prouvant ainsi que la maladie baisse.

Apparemment d'autres protocoles seraient dans les tuyaux....Qu'ils se dépêchent, car le diamètre de mon tuyau de vie à moi, il commence a se rétrécir...

Dépêches toi la science.....