Petit flash back (octobre 2010)

Toutes mes nuits depuis quelques mois se ressemblent. Elles sont d'une constante récurence et d'une effroyable beauté conceptuelle :  elles n'existent pas !

Mais exceptionnellement la dernière fût plus douce, enfin, à sa façon.

En général, dehors c'est tout noir, il n' y a pas de bruit, le ciel est parfois noir, parfois étoilé, avec lune ou sans lune. Elle dure jusqu'à ce que que l'autre feignasse d'astre du jour décide d'arrêter de se planquer, en général c'est entre de 20 h et 7 h. Et encore 7 H c'est l'été d'aprés les forces de police, sinon l'hiver vo us rajoutez 3 heures, mais hors RTT.

Mais la nuit de ce soir, n'est pas la même, elle n'a pas commencé pareil. J'ai déplacé le problème...Non je rigole, j'ai juste changé de lit en allant voir ma belle à Nantes, et comme problème, il y a pire.

La fatigue des derniers jours accumulée à Reims pour le travail s'estompant, j'avais revêtu ma tenue de bon convive, n'ayant plus a cacher ou masquer les faiblesses, liés à ses traitements.

Alors une soirée bar à vins, sur le coup de 18h30, 2, 3 verres, deux assiettes, charcuteries/fromages, des sourires échangés, des mains qui se frôlent, des baisers qui se volent, des complicités retrouvées, des "et celui la je trouve qu'il sent...", des "j'aime bien celui la..", une addition, un au revoir, un retour en marchant, plus long qu'a l'aller, car baisers échangés. 

Et l'Erdre qu'on en finit pas de longer amoureusement, en ralentissant le pas, tout en se disant paradoxalement : vivement qu'on soit sous les draps...

Bref une nuit qui sera douce, parce que toute à l'heure elle avait commencée en pente douce.

Je jetterai volontairement un voile pudique sur les incidences collatérales, de ces sympathiques préliminaires bachiques, qui sans nous emmener dans une ivresse de mauvais aloi, nous avaient propulsés, dans un des ces moments rares où les esters d'éthyl, nous avaient parés de leurs plus belles étoles.

Oui je sais c'est très beau ce que j'écris, mais dès que je suis bourré ça fait ça....Alors notre nuit "tomba" peu après 23h, commençant la tête et le corps léger .

Légèreté partagée, dans un dos à face emmêlé, seul moment où mon grand corps dévoile son seul intérêt: celui de pouvoir l'envelopper de tous mes bras, de la tête au pied. Alors recroquevillée devant moi, elle s'était endormie, dans cette position dite foetale, devenue normale pour cet amour naissant, à l'issue fatale .

Quelques minutes plus tard, fier de ma mission accomplie, de l'avoir endormie, je m'étais "détaché" pour ne ne pas la déranger et lui imposer mes difficultés a dormir.

Dès quatre heures du matin, déjà réveillé, j'avais préféré me lever pour la laisser dormir, tellement mon envie de revenir "m'attacher", était grande. Alors pour vivre par procuration mon envie de la toucher, je m'étais discrètement écarté, juste pour ne pas l'éveiller, même d'une simple main dans ses cheveux lissés. 

Alors c'est en direct, de ma table d'écriture, que je t'observe dormir, me remémorant cette soirée, m 'imaginant tout en caresses virtuelles.

J'avais fait ce choix contraint, de ne pas te rejoindre et risquer par maladresse de te réveiller, et c'est donc sur le papier que mes sentiments, j'avais fini par les coucher..