Déjà une semaine, une semaine sans elle, une semaine sans sommeil.

Des nuits à peine commencées que déjà finies, des nuits toujours pareilles.

Des journées a penser, des journées a l'imaginer,

des journées a se faire mal, des journées 'baise moral' .

Des heures a combattre, des heures a essayer d'oublier,

celle de qui j'attends, un geste ,un mot, un 'remonte mental'.

Ce matin je lui ai laissé un message, en pensant sans espoir,

que celui ci pourrait revenir porteur de mes rêves illusoirs.

En dépit de mes attentes les plus pessimistes,

une heure plus tard, elle m'appelait, moi, le rayé de sa liste.

Elle me demandait, en infirmière, comment allait mon moral,

visiblement entre mes mots, elle avait lu ma chute fatale.

Je ne lui mentais pas, et n'allais pas me plaindre,

de son absence, surtout éviter de geindre.

Je ne voulais pas lui raconter mon dernier cauchemar ,

celui où, au bout de la nuit on finit par broyer du noir.

Surtout ne pas lui dire, qu'au détours de mes douleurs,

j'ai vu dans l'ombre de ma souffrance, se profiler

un autre monde, sans tutoyer le bonheur.

Bonheur, d'un au revoir aimé, pour contre moi, la sentir une dernière fois respirer.

Juste une dernière fois, m'accorder comme une dernière danse,

pour ne pas partir et me dire : j'ai vraiment pas eu de chance.