Bon, ok, sans rancune, on va pas se quitter la dessus, faute avouée à moitié pardonnée et autres lieux communs, pour dire que les chefs de département (bah, oui ceux qui s'occupent des rayons, af af), m'ont expliqué fort aimablement ce qui s'était passé lors de mon shooting...
C'est fort aimable même si je n'en demandais pas tant.
D'ailleurs aucun malade n'en demande autant. Les malades dans ma situation, ont je pense un niveau d'acceptation et de tolérance au delà de la normale, c'est peut être d'ailleurs cet état "de cobaye sous ectasy" qui fait que parfois l'opérateur, l'infirmière , le médecin, oublie le minimum syndical psychologique vis à vis du patient .
Devant la maladie, on se sent démuni et notre seul issue, est de faire confiance au professionnel qui se trouve en face de nous.
Alors on fait confiance, on suit, subit, le docte savoir du spécialiste qui parfois s'écarte un peu plus de nous par une certaine forme d'intelligence "suffisante" et de culture dont il nous croit peu pourvu.
Point besoin de nous expliquer la technique, car pour le coup nous n'avons pas les neurones pour comprendre, non, juste nous informer, nous accompagner de façon rès simple (voire humaine), sur là où en est notre séance( combien il reste de temps), nous annoncer que ce matin il y a un peu de retard, que l'opératrice est nouvelle et qu'elle n'a pas l'habitude de travailler sur ce matériel etc etc...
Rien qui ne révolutionnera le service, simplement penser que nous hommes et femmes des bois sommes capables de comprendre par des mots simples, l'homme blanc ou en blanc dans le cas d'espèce.
Toi y en a compris Sahib?
Plus sérieusement merci, mais surtout Messieurs ou Mesdames les chefs de service, faites que demain, dans la formation de vos physiciens, médecins, opératrices, soit intégré la dimension humaine et psychologique du patient, car n'oubliez pas que même si des atypiques comme moi sont capables de vous faire croire que tout va bien, on a tous dans un coin de notre tête que cancer ne rime pas forcément avec j'espère...