Ce matin c'est un peu  "port de l'angoisse"...J'ai cependant adopté une technique pour me préparer ou me mettre en bouche, pour mon rendez vous de cet aprés midi avec l' hémato. Je vais ce matin chez le dentiste...
Quitte a avoir une journée de merde autant cumuler les grands moments, et de remettre au goût du jour l'adage:

"Mal de dents,bien dehors".
Hier j'avais des idées suicidaires, rassurez vous, à mon lâche niveau. Je suis allé me déchirer hier aprés midi en vélo, en faisant fit de toutes mes précautions habituelles, consistant à rouler avec un cardio fréquence mètre et a me préserver.
Comme pour conjurer le mauvais sort ou comme pour me dire qu'un nouveau traitement allait m' empêcher de refaire de suite du sport, j'ai lâché tout ce que j'avais dans le bide et les jambes.
Le palpitant s'affolait et me donnait des chiffres jamais vu, les jambes me brûlaient dans les dernières côtes, et le cumul d'acide lactique stocké dans les muscles m'amenait des crampes, mais c'était moi ou la maladie dans ma tête; et hier soir c'est moi qui ai gagné.
Pour combien de temps cette fuite?
Ce qui me fait le plus c....c'est que ma vie professionnelle recommençait et que mon métier de photographe m'avait, sans que je démarche, apporté du travail jusqu' en janvier 2010...
Et si les merdes que l'on va me remettre dans le sang, me mettent encore par terre? Je dis quoi aux gens qui m'ont donné ces contrats?
Alors je pense à ma copine Martine, partie trop tôt, qui a travaillé et s'est battue comme personne pendant deux ans, avec des souffrances bien plus sérieuses que les miennes.

Et je me dis que c'est faisable...

Enfin, je pense que c'est ce que le pape m'aurait dit, si j'étais allé ce week end à Lourdes....