En réponse à francis B (frére d'agnés B)
Un article où je me suis trouvé certaines compétences , qui m'empêcheront de déménager ou recevoir des pierres....
RR comme...
R comme Roederer bien sûr, mais R comme Rouzaud surtout, un R s'associe à un F celui de Frédéric, digne héritier de cette belle maison familiale.
C'est lui qui nous reçoit ce matin pour se plier à notre quête des plaisirs gourmands de nos invités.
A la question ENTREE en « matières »,la réponse tombe de suite: « des huîtres », pour la fraîcheur , le goût. .Cette réponse est tombée, droite,précise, ciselée à l'image de la pureté et la minéralité de son choix iodé. A ce moment, je ne peux m'empêcher de me rappeler son père qui quelques années plus tôt, m'avait reçu avec autant d'élégance et courtoisie.
Dans ses Maisons où rien ne bouge, tant elles sont institutionnelles,la modernité est là cependant, en marche , discrète, comme pour ne pas offusquer la patine du temps.
Mon questionnement gourmand a continué et ce n'est pas le choix du dessert qui me surprendra : un sorbet, de préférence à la mandarine si possible. Une fois encore ,un choix, frais, vif.
Si on lui parle d'un champagne (en dehors du sien) qu'il a plaisir a déguster,son dévolu se jette sur un ultra brut (sans dosage) de chez LP autres initiales fameuses. Pas vraiment étonnant, pour cet esthète de la pureté, pour qui le maquillage survitaminé de notre société est une abomination.
Authentique,vérité, autant de noms propres qui prennent là , toute leur acception.
L'endroit où il nous inviterait facilement, serait naturellement un restaurant de poissons , crus et marinés de préférence. Et de nous citer sa dernière belle aventure culinaire au Japon autour de dix plats et sushis d'une grande légèreté.
N'attendez pas par contre qu'il vous emmène dans sa cantine , il n'en a point, et c'est le mot découverte qui lui fait office d'habitude.
Quand il reçoit chez lui , pas de cérémonial non plus , ce sera simple autour d'un bon plat unique qui pourrait être un gigot mijoté longtemps, accompagné d'une semoule à couscous pour ne pas oublier ses origines « pieds noirs » du côté maternel.
Et si je lui demande de m'emmener dans un endroit synonyme de plaisir, il nous suffira de quelques mètres à pieds pour nous rendre dans leur tout nouvel (1867) hôtel particulier, entièrement rénové pour recevoir ses clients privilégiés.
Le lieu est élégant, calme, tout a été remis en valeur, sans ostentation excessive, pour livrer à nos yeux la noblesse des bois anciens qui avaient subis « l'outrage » de plus d'un siècle de vernissages successifs.
Cette sérénité m'amène a penser que si ailleurs le silence est d'or, ici la parole est de Cristal.
Cristal Roederer bien sûr, CR pour les intimes, belles initiales que celles ci, comme pour signer , si il en était besoin, l'expression d'un savoir être porté en art du savoir faire.
Alors si les deux R de Rouzaud et Roederer font une belle une association au service de l'excellence, ne l'ébruitait pas trop, nos amis anglais s'offusquerait en imaginant que ce RR la, fasse de Cristal, la Rolls Royce du champagne.
VOUS VOYEZ QUE JE PEUX ETRE S2RIEUX QUAND JE TRAVAILLE!!!!!!!!!!!!!!!




