Cette question banale, répétitive, lancinante et stressante, vous l'avez toutes subie un jour.

Comment ne pas se souvenir qu'hier soir encore, le guerrier de retour de son harassant labeur, s'inquiétait, la télécommande à la main, sur le  sort de sa fin de journée,en vous lâchant :

"il y a quoi a manger ?"

Visiblement , la question: "c'est quoi chef ce midi ",au restaurant de son entreprise n'avait pas suffit a satisfaire sa satiété.

Il y a quelques années la tâche était encore aisée, il suffisait de prendre en main ,le célèbre guide Bernard (comment ouvrir une boîte en 5 minutes) et le tour était joué. Aujourd'hui ce n'est plus pareil,vous n'êtes même pas sûr de ce qu'il y a à l'intérieur des conserves.

Comment se retrouver dans la jungle inextricable des maladies génétiquement et journalistiquement transmissibles?

Comment faire entre les champignons vosgiens touchés par le nuage de Tchernobyl et la grippe du poulet à la dioxine?

Comment s'y retrouver entre l'angine de poitrine de porc et le saumon fumé(si plus de 0,66gr de bois ,dans le sang)?

Comment reconnaître le clonage d'une vache folle et d'un filet mignon,donnant immanquablement naissance à un organisme transsexuel...euh,pardon,transgénique.

Je n'ose à peine imaginer un rapport entre la tremblante du légionnaire et la maladie du mouton de peur d'être privé de "désert"...

Il ya donc de quoi réfléchir deux fois avant de servir l'ombrageux guerrier et de lui balancer ce qu'il mérite:

"Si t'es pas content ,t'as qu'a la faire toi même!"