Ma passion du vin et de mon métier me permettent régulièrement de pouvoir goûter parmi les plus belles bouteilles du monde et forcément de pouvoir apprécier à sa juste valeur les classifications d'appelation d'origine contrôlée et les critères drastiques qui les régissent. D'autre part je suis toujours fasciné par les hommes qui élaborent ces divins breuvages et suis amené  souvent a louer leur professionnalisme.De manière générale quelque soit le métier j'apprécie de côtoyer des gens dont l'objectif est de tendre vers la perfection.

Quel rapport avec le titre me direz vous?

Dans la vie on ne rencontre pas que des talents, on rencontre aussi des cons, et le con, je veux dire le beau con, ne mérite t'il pas lui aussi d'étre taxé de professionnalisme? C'est pourquoi ce soir j'ai décidé de créer l' AOC : l'appelation d'origine conne. Tous les éléments sont là notre disposition pour poser les premiers jalons d'une AOC.

De quels éléments a t'on besoin ? L' histoire, l'origine géographique, un savoir faire, un savoir être.

L'histoire d'abord: N' a t'on pas retrouvé des peintures rupestres attestant de la présence de crétins, simplement vêtus de peaux de bêtes  courant après le mammouth en plein hiver, et la zigounette a l'air. Sortir a poils de ce temps là, pas couvert, vous appelez ça comment vous?

L'origine géographique: N'a t'on pas dans chaque ville, village, quartier, une descendance, une généalogie, prouvant l'ancrage séculaire de certaines familles de gros cons?

Le process de fabrication: Quand il est lié à des origines chromosomiques parfaites, l'accouplement de deux cons de sexe opposé, donne là toute sa mesure pour créer et donner naissance a l'être suprême.

Peut être me trouvez vous excessif, mais cela est sûrement lié au fait, que vous n'avez jamais rencontré le con abouti. Celui qui pourrait prendre résidence a Sèvre, tellement sa forme est parfaite ! C'est celui, que les autres appellent chef, sans savoir pourquoi, tellement son charisme, irradie, inonde, diffuse, 'obedie' ses semblables. C'est celui qui tutoie les anges, qui a fait de la connerie un métier, celui devant lequel le dictionnaire manque de qualificatif, et où le seul mot qui vous vient a la bouche est: "respect". C'est aussi celui sur lequel on pose le regard émerveillé de l'enfant, découvrant son premier vélo à Noël, on a pas les yeux assez grands, les mots assez forts pour dire merci à une telle offrande.

A  ce stade là, on touche le sublime, on se sent petit, devant tant de grandeur, on se retrouve Maurice Herzog au pied de la face nord de l'everest en plein hiver, on se retrouve Armstrong avant qu'il ne pose son pied sur la lune, on se retrouve Cousteau au fin fond du monde du silence, à l'époque où il sortait avec jojo le mérou, on se retrouve Haround Tazieff devant le cratère béant du Stromboli, lui qui croyait que sa femme était la plus profonde.

Même la science aujourd'hui n'est qu 'au balbutiement de la connaissance du con, elle se trouve dans la même situation vis à vis des trous noirs et du big bang. On avance certes et chaque jour amène sa pierre à l'édifice de a connerie en marche. Bref, pour toutes ces raisons liées au magnifique, au dithyrambique, au grandiloquent, au tridimensionnel, à l'incontournable, l' époustouflant, l' ébouriffant, le con mérite son AOC et même GCC(grand con classé).

Je vous retrouve plus tard pour savoir si on ne doit pas l'intégrer dans le patrimoine de l'unesco......