Il y a tellement de choses a dire que je ne pourrai tout placer ce matin.

Entre la chambre stérile, la greffe, la derniére(?)chimio, l'élection de napoléon, la noyade de l'immaculée daurade, il va falloir prendre les choses avec méthode.

Mardi j'ai eu 48 ans et je dois vous avouer que physiquement et si je juges mon aptitude a me mouvoir ,c'est plutôt 70 ans que j'ai........Mais avant de vous expliquer ce qui m'a mis dans cet état petit retour en arriére.

23 avril: je rentre pour normalement trois semaines minimum en isolement. Dés l'ap midi je recois la chimio la plus musclée, qui va devoir dégommer toute les bonnes et mauvaises choses qui sont dans ma moelle osseuse donc mon sang. Le but étant d'amener mon pique de maladie(8% a mon entrée) a un maximum de 1,5% pour être juger en rémission.

Le 24 avril: je  recois l'auto greffe qui a pour objectif de reconstruire et relancer ma moelle osseuse détruite par la chimio.C'est donc mon propre sang porteur de cellules souches selectionnées et congelées en janvier, qui m'est injecté en quelques minutes dans une ambiance de jus de cuisson de chou fleur....

Je ne plaisante pas car dés que le sang vous est injecté c'est une odeur de chou fleur cuit qui vous inonde la bouche.C'est a tel point que si vous vous promenez dans le couloir,les infirmiéres sans vous voir vous sentent passer et se retourne en disant :ça sent la greffe....

A partir de ce moment là vous êtes surveillé tous les jours pour controler la chute de la numérotation sanguine (pertes des globules blancs)qui va vous amener a l'aplasie (sans défense immunitaire et sensible a toutes les merdes qui peuvent trainer).Le 27 je suis donc envoyé en chambre stérile où je dois attendre l'évolution et le bon fonctionnement de la greffe.

Cette période est trés penible: vous n'avez rien "dans le gilet"(aucune force), a tel point que parfois c'est la fierté qui me fais tenir debout pour faire ma toilette en trois fois tellement les forces manquent.

Encore une fois et par chance je ne suis pas touché par les effets de la chimio prévus (terribles nausées ,diarrhés).Rapidement aussi on me fait savoir que la greffe accroche trés vite et que je devais aller plus vite que les autres pour ma reconstruction sanguine.

A la fois je suis content , a la fois je me sens complétement fatigué par cettte aplasie.

Contre toute attente je suis libéré de mon emprisonnement grace a une bonne numérotation sanguine le 5 mai et libéré totalement le 7 mai aprés midi.....

Si on regarde les choses de facon positive,c'est formidable,ma remise en forme est étonnante (mes plaquettes remontent trés vite),je ne devrai pas me plaindre par rapport a d'autres etc etc ....

Et a celà je dis oui, mais non !Le plus important pour moi c'est de savoir où en est mon fameux pique.

Car c'est celà qui va faire si oui ou non je vais être sorti d'affaire où si je dois redemarrer un nouveau protocole pour eradiquer définitivement le crabe.

Ma situation est donc trés paradoxale:je dois être tres heureux du résultat de la greffe et de mon état de forme qui s'améliore chaque jour(même si aujourd'hui je ne peux pas faire bcp plus que trente minutes de marche)et a la fois j'ai comme epéé de damoclés un résultat de pique (premiére semaine de juin)qui pourrait être insuffisant et m'obligerait a remettre le couvert pour une nouvelle greffe début aout........

Vous comprenez donc aisémént que même si je suis totalement motivé a me reconstruire savoir que tout ce travail de remise en forme pourrait être réduit a zéro deux mois plus tard,si j'ose dire il faut les avoir bien accrocheés .....

Voilà donc où j'en suis entre doutes ,espoirs et reconstruction.

U ne chose est certaine une aplasie ce n'est pas neutre et je n'imaginais pas a quel point on était amené a un état physique aussi bas.Moins de sang voulant dire moins d'oxygène le résultat est immédiatet la montée d'un escalier devient la montée de l'éverest en pleine crise d'asthme.....

a bientot pour d'autres nouvelles.