Quatre heures du matin dans mon casque mythique "AKG 242", Calvin Russel me distille, son ex mal être de taulard dans le plus pur style "country blues west coast ". Je me sens très bien, j' ai dormi de 20 heures à 2 heures du mat dans un lâcher prise que je n'imaginais plus possible...et ce, sans médicament....Mais nous y reviendrons! 

C'est vrai que ne pas dormir c'est terrible. Il y a des incidences sur mon comportement et suis quelque peu tendu...Je suis conscient de celles ci, les mesure et essaye de les changer, mais dans tous les cas, vous ne pouvez être à ma place . C'est mon corps qui parle, qui me parle. Je suis totalement conscient à la fois du cumul de stress emmagasiné depuis de nombreuses années et cette fatigue du moment. Ce sont deux choses liées, mais différentes. A la fois je sais que il y a un travail de fond sur le premier (qui ne me gène aucunement et immédiatement ce jour), et un travail de l'instant sur cette récupe de fatigue liée au non sommeil, qui nécessiterait un grand coup de batte de base ball dans ma tronche pour remettre les indicateurs à zéro.

Hier c' était donc règlement de compte à ok corral et j' ai distribué large à des personnes qui ne le méritaient pas, tant leur vie est concentrée sur la mienne, mais comment expliquer et faire comprendre MON ressenti. Hier comme précédemment, le repos m' était quelque chose d' insupportable et j' avais besoin de me fatiguer pour trouver une solution que les médicaments n' avaient pas. A mon retour de Paris hier la seule phrase de ma mère : "tu as l'air fatigué, aller a Paris était une erreur", m' a rendu fou. J'étais bien avec mon ami cyril, le seul défilement de la route vers un ailleurs que mon canapé était déjà une partie de la solution. Ce n'était pas l' idée d'un plan de mec en goguette qui me rendait heureux: c' était simplement d'être dans la vie......re merci Cyril.

Le retour fut compliqué, car déjà énervé d' immaginer retrouver cette nouvelle situation de non sommeil. Alors oui, j' ai fait chier mon monde, déçu que ma méthode d'auto fatigue n'ait pas marchée. Ma mère et caro de plus en plus admirables toutes les deux, s'étaient organisées dans la journée pour négocier auprès du pharmacien, un, voire deux cachets "tue mamouth" pour répondre à mon "exigence". J'avais donc comme devoir, de prendre ce cachet vers 20H30 ce qui aurait libéré tout le monde(moi et elles qui n'en pouvaient plus, de mes humeurs). Et puis vers 20H j' ai senti en moi une forme de déstressement, de libération qui me signifiait que ma méthode avait peut être fonctionné et que de cachet point besoin....(suis adepte des méthodes douces). Quand je dis ma méthode, peut être est ce simplement  la fin de l'impact cortisone dans mon corps? Maintenant le plus compliqué ! Allez leur expliquer a 20H30 que le cachet conquis de haute lutte, je ne le prendrai pas !!! A la première tentative avec caro j' ai senti que j' allais me prendre la table de salle a manger dans la gueule, et comme j' avais déjà mangé, je me mis en sourdine, pour m'éclipser lâchement sans rien prendre vers 20h45.........

Il est quatre heures du matin, je me sens bien prêt a faire un travail kiné, ou autre pour le fond, mais j' ai cependant une idée qui me traverse l' esprit: Ce repos et cette nuit plus longue? Comment se fait ce? Et si mon cachet elle me l' avait fait avaler en douce ???